Deux événements récents m'ont remis en mémoire si tant est qu'il soit nécessaire les moments de ce 15 février dernier quand j'ai eu mon infarctus.

Jeudi après midi j'allais faire un contrôle à la Salpêtrière; alors que j'arrivais devant l'entrée de l'hôpital coté Chevaleret, une ambulance du SAMU s'apprête à sortir; devant elle une BMW; sirêne de l'ambulance; la voie est libre pour sortir; le conducteur de la BMW ne bouge pas l'oreille rivée sur mon portable! Voilà le comportement courant que l'on peut observer dans des circonstances analogues; cela s'appelle un comportement criminel car dans l'ambulance il y a soit un  patient qu'on doit transporter en urgence à un autre centre et pour qui chaque minute compte soit un futur patient qui dans l'angoisse aussi voit s’égrener les minutes d'une attente qui parait interminable et pour qui aussi une arrivée rapide des secours signifie la vie au lieu d'une mort certaine. Mon cardiologue qui me traita aux urgences me le redisait encore il y a un mois: "vous auriez attendu un quart d'heure, vous étiez mort"!

Cet après midi dans mon immeuble voisin arrivée des Pompiers et d'un véhicule de réanimation. Je me suis revu ce 15 février à 6h du matin angoissé puis soulagé quand je vis par la fenêtre de mon appartement le gyrophare de l'ambulance et j'ai pensé au pauvre bougre peut-être seul et lui aussi impatient de voir arriver les secours.

Il faut être passé par là pour comprendre vraiment ce que cela signifie et messieurs les automobilistes ont devrait si on pouvait vous prendre en flagrant délit d'entrave à la circulation des ambulances, vous retirer purement et simplement votre permis et vous infliger une période de travaux dans un service de secours pour qu'enfin vous compreniez la gravité de vos actes irresponsables.