la France et le monde du théâtre vient de perdre sa comète: Robert Hirsch.

Il dépassait en talent, intelligence des textes,  diction, tous les acteurs actuels totalement incapable de donner la diversité des rôles qu'il a tenu, de Scapin à Tartuffe, de Bouzin à Arturo Hui, incroyable dans Crime et châtiment, monstrueux Néron de vice et de fourberie.

C'était le phare avec son complice Jacques Charon d'une troupe d'une qualité exceptionnelle tant par les talents que par l'homogénéité : Charon, Hirsch, Piat, Boudet,Ducaux, Samie, Seigner, Toja, Debucourt, Deiber, Gaudeau, Sabouret,Duchaussoy et bien d'autres qui ont tenu la Comédie Française à bout de bras pendant trente ans; capables de jouer des rôles diamétralement opposés dans la même journée, tel Scapin à 14h et Néron à 20h! Essayez seulement aujourd'hui de faire faire un tel tour de force aux nullités qui massacrent, metteurs en scène à la rescousse, tout le répertoire immense de notre pays, galvaudé, méprisé par de soit disant comédiens dont la nullité intellectuelle et culturelle bat tous les records.

Voilà où nous a mené, Mai 1968 et son cortège d'incapables qui ont refusé la sélection, mis parterre l'enseignement du primaire au supérieur, les professeurs sont aussi nuls que les élèves à qui on donne le bac à tout va pour respecter la sacro sainte sottise socialiste vivant en dehors des réalités les plus élémentaires.

Pour moi la disparition de Hirsch c'est tout un pan de ma vie qui disparaît, je l'ai vu encore sur scène l'an dernier dans  Avant de s'envoler de Florian Zeller où il était bouleversant de vérité.

Je n'ai pas honte de le dire, je me suis mis à pleurer en apprenant cette nouvelle qui était hélas prévisible, nous ne sommes pas éternels, en tous cas certains devrait pouvoir l'être...