La France ce pays qui ne cesse de s'auto congratuler, ne manque pas une fois pour démontrer son ingratitude à l'étgard de ceux qui l'ont servi au péril de leur vie même dans des emplois que l'on pourrait qualifier subalternes.

France 5 diffusait cette nuit un documentaire de 52 minutes sur Suzanne Travers, qui de  1940 à 1947, Anglaise élevée dans le Sud de la France, fille d'un officier de la Royal Navy, a combattu aux côtés des Français. Première femme à être admise au sein de la légion étrangère, elle fut aussi la première à lancer sa Ford rouillée sous les bombes de Bir Hakeim pour rejoindre les lignes anglaises, après 18 jours de combat contre l'Afrika Korps. Elle dut attendre l'âge de 86 ans pour être enfin décorée de la légion d'Honneur.

Ce n'est qu'une fois assurée de la disparition de tous les protagonistes passés dans sa vie qu'à l'âge de 91 ans elle publia son autobiographie. On y apprend qu'elle fut la maîtresse du Maréchal Koenig et bien d'autres détails qui ne font guère honneur à ces hommes si sûrs d'eux et adulés comme s'ils étaient de petits saints.

Un film a revoir ici: Susan, l'héroïne cachée de Bir Hakeim

et lire son livre : Tomorrow to Be Brave : A Memoir of the Only Woman Ever to Serve in the French Foreign Legion (Tant que dure le jour, éditions Plon, 2001)

Une biographie lui a été consacrée par Gérard Bardy : La Légionnaire - Héroïque et libertine.

Simone Veil lors de son discours de réception à l'Académie Française, lui consacra quelques lignes.