Le commentaire ci-après avait été proposé au Figaro à propos de l'article Quel est le problème avec l'impôt à la source ? de Marie Théobald  du 31/08. Il fut refusé comme d'autres commentaires sans aucune raison valable ce qui fait que devant la mauvaise foi du système de modération j'ai décidé de clore mon compte ayant mieux à faire que de souffrir les diktats de la presse et des médias.

Voici ce commentaire tel que proposé in extenso:

"Il est un problème auquel on n'a pas pensé; le coût de certain prélèvement rapporté à la somme concernée et versée au fisc et au salarié; exemple vécu; pour 27h de cours par an, pendant 10 ans, dispensés à Paris 2 en DESS la pension de retraite versée à ce jour est de 100 euros par an! J'étais heureux de le faire. Cette retraite est versée une fois par an par virement qui sauf erreur coûte moins cher qu'un chèque en termes de coûts de traitement pour la banque. Mais déjà à ce stade le solde en terme économiques net de charge doit être proche de 0!

Actuellement sur la feuille d'impôt il s'ajoute aux autres pensions et donc le prélèvement de l’impôt en termes de coût est noyé dans la masse; avec le prélèvement à la source la somme sera individualisée à la date du versement de la pension, donnera lieu à feuille de paie, qui coûte, virement qui coûte, et virement au fisc qui coûte! La facture sera encore plus coûteuse très certainement vu le nombre d'intervenants, de logiciels mis en oeuvre, de contrôles avant finalisation de l'opération et ce pour une somme dérisoire qu'il n'est pas question de mensualiser ce qui aurait pour effet de multiplier par 12 les coûts pour une somme brute inférieure à 10 euros mensuels! Et voilà un ministre et ses patrons qui nous parlent de gestion de trésorerie de l'Etat! Bravo pour la qualité du management! je précise pour le modérateur du Figaro que la somme indiquée et celle que je reçois. Je n'ai rien à cacher."

Je précise que je ne suis nullement opposé à la mise en place d'un système pareil; par contre je considère et les critiques qui fusent de toutes part sans parler du cafouillage entre le président et ses ministres sur le sujet, font que je pense qu'effectivement il faut pour le moment surseoir et reprendre la copie avec  méthode surtout sans faire appel à des consultants extérieurs véritable calamité du monde actuel qui se prétendent qualifiés alors que vu leur jeune dans la plupart des cas n'ont ni les connaissances suffisantes ni le recul pour donner des avis pertinents sur des sujets aussi complexes. 

Ce n'est pas en deux ou trois qu'on dénoue l'écheveau inextricable de la fiscalité de l'impôt sur le revenu en France; s'imaginer qu'on puisse plaquer sur le système français des méthodes venues de pays scandinaves ou autres qui reposent à la base sur des principes totalement différents, l'article le souligne d'ailleurs, est du domaine de l'utopie.

A la rigueur comme le suggérait un des commentateurs peut-être que cela marcherait si on appliquait la retenu sur l'impôt actuel mensualisé. L'Etat croit qu'il va faire des gains de trésorerie avec son système et se trompe car comme toujours ne met pas en face des ressources les dépenses non seulement engagées pour créer le système mais celles de fonctionnement récurrentes ensuite. On nous fait miroiter des économies d'effectifs de fonctionnaires à Bercy, la belle blague, nous savons ce que ces promesses signifient, et dans ce domaine le gouvernement actuel pratiquera un politique de gauche portant au nues ses pauvres collaborateurs surchargés de boulot etc...

Macron nous réserve de beaux jours de casse tête en voulant tout faire dans la précipitation comme un gamin placé devant une table pleine de patisseries et ne sachant pas comment faire pour tout avaler à la fois de peur de voir le plateau lui passer sous le nez, c'est un peu comme ces douairières dans les cocktails qui en même temps qu'elles avalent trois petits fours d'un coup en mettent dix dans leur sac à main!