Je revoyais hier ce chef d'oeuvre de 1990. Il n'a pas pris une seule ride. Il m'a ramené à mes expériences de randonnées américaines des 25 dernières années. 

En fait qu'en j'y pense c'est ce film qui m'a donné l'envie de re-descendre au fond du Grand Canyon après avoir vu ces paysages hallucinant des Badlands du Dakota du Sud.

Ma première rando eut lieu en octobre 1990, le film sortit en France en février 1991.

Dans le making off du film Costner et son scénariste Michael Blake parlent des émotions que l'écriture et le tournage du film leur ont procuré ainsi qu'à tous les membres de la production.

Je retrouve dans leurs propos les mêmes émotions que moi-même j'ai ressenti à chaque descente, même à chaque arrivée au bord de ce gouffre incroyable. Combien de fois, cela paraîtra ridicule, ne me suis-je mis à pleurer devant ce spectacle unique au monde, ou le soir flânant au bord du Colorado près d'un rapide, regardant ce véritable jeu d'orgue de lumière au soleil couchant avec pour seuls sons, l'eau tourbillonnante, et les appels en écho des canyon wren ( Roitelets du canyon) qui se cachent dans les anfractuosités des falaises surplombant le fleuve et se répondent sans fin jusqu'à ce que la nuit soit tombée.

La partition de John Barry colle à la perfection avec ces vastes étendues qui elles-mêmes semblent battre la mesure des thêmes du film.

Un film à revoir, apaisant et qui fait oublier le climat de haine qui sévit depuis plus de 18 mois dans notre pays dirigé par un irresponsable, autoritaire, à l'esprit critique totalement inexistant, soutenu par des incompétents prétentieux et incultes.

Pour ceux que cela amuseraient, ils peuvent lire les deux premiers chapitres de mon livre sur mes randos ici.    et Chapitre 1.2 - Allegro con tempo di marcia - Une randonnée risquée et irresponsable